Tu ne sais pas combien tu cotises pour ta retraite. Et tu n’es pas la seule.
C’est le sujet que la plupart des travailleurs indépendants repoussent indéfiniment. Entre les acronymes (SSI, CIPAV, AGIRC-ARRCO), les régimes qui changent selon le statut et les réformes qui s’enchaînent, on finit par se dire qu’on verra plus tard. Sauf que “plus tard”, ce sont des trimestres en moins et une pension amputée.
Quand je me suis lancée en micro-entreprise en 2022, j’ai découvert par hasard que mes cotisations URSSAF finançaient aussi ma retraite. Personne ne me l’avait expliqué clairement. Dans cet article, on passe en revue ce que chaque statut freelance te donne réellement comme droits à la retraite - avec les chiffres à jour de 2026.
Comment fonctionne la retraite quand on est travailleur indépendant ?
Avant de plonger dans les spécificités de chaque statut, on pose les bases. Le système de retraite français repose sur deux étages :
- La retraite de base : elle te verse une pension calculée sur tes 25 meilleures années de revenus, plafonnée au PASS (48 060 € en 2026). Le taux maximum est de 50 % - ce qu’on appelle le “taux plein”.
- La retraite complémentaire : un système par points qui vient s’ajouter à la pension de base. Le régime dépend de ton statut (AGIRC-ARRCO pour les salariés et assimilés, RCI pour les indépendants).
Pour toucher le taux plein, il faut avoir validé 172 trimestres (43 ans de cotisation) ou atteindre 67 ans. L’âge légal de départ est fixé à 64 ans depuis la réforme de 2023.
Il existe un plancher légal : le minimum contributif (MiCo). Si tu as validé tous tes trimestres mais que ta pension calculée est très faible, l’État garantit un montant minimum - environ 904 € brut par mois en 2026 pour une carrière complète (MiCo majoré, avec au moins 120 trimestres cotisés). En pratique, beaucoup d’indépendants à faibles revenus y sont éligibles. Mais attention : c’est un filet de sécurité, pas un objectif.
Que tu sois freelance, auto-entrepreneur ou travailleur indépendant sous un autre statut, personne ne cotise à ta place. Chaque trimestre non validé, c’est un pourcentage en moins sur ta pension finale. Le sujet mérite qu’on s’y penche maintenant, pas dans 20 ans.
Valider un trimestre, ça veut dire quoi ?
Un trimestre n’est pas une question de durée travaillée. C’est une question de revenus. En 2026, il faut gagner au moins 1 803 € brut (150 × SMIC horaire) pour valider un trimestre. Quatre trimestres par an, c’est le maximum - soit 7 212 € de revenus annuels minimum.
Le piège : en micro-entreprise, on ne raisonne pas en revenus mais en chiffre d’affaires. Et le seuil de CA nécessaire varie selon ton activité. On détaille ça juste après.
Étape 1 - Micro-entreprise : la retraite au prorata du CA
La micro-entreprise est le statut le plus répandu chez les freelances. Côté retraite, c’est aussi celui qui génère le plus de confusion.
De quel régime dépends-tu ?
Deux cas de figure :
- SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) : la majorité des micro-entrepreneurs (consultants, développeurs, designers, rédacteurs). Taux de cotisation global : 25,6 % du CA en BNC.
- CIPAV : uniquement les professions libérales réglementées (architectes, psychologues, ingénieurs-conseils…). Taux : 23,2 % du CA.
Combien de CA pour valider tes trimestres ?
Voici les seuils 2026 pour les prestations de services, qui concernent la plupart des freelances :
| Trimestres | BNC hors CIPAV (25,6 %) | BNC CIPAV (23,2 %) |
|---|---|---|
| 1 trimestre | 2 700 € | 2 694 € |
| 2 trimestres | 5 400 € | 5 338 € |
| 3 trimestres | 8 100 € | 8 082 € |
| 4 trimestres | 10 800 € | 10 776 € |
En clair : si tu factures moins de 10 800 € par an en prestations de services BNC, tu ne valides même pas tes 4 trimestres annuels. Les mois creux en début d’activité te coûtent cher - pas seulement en trésorerie, mais aussi en droits futurs. Note que si tu bénéficies de l’ACRE, tes cotisations sociales sont réduites les premières années - ce qui signifie aussi moins de droits retraite accumulés sur cette période.
Ma première année en micro, j’ai facturé environ 15 000 €. Suffisant pour valider mes 4 trimestres, mais la pension que ça me donnera est dérisoire. En micro-entreprise, on cotise sur une base réduite par rapport au réel. Il faut en avoir conscience.
Et la retraite complémentaire ?
En micro-entreprise, tes cotisations incluent une part de retraite complémentaire (le RCI). Le calcul est automatique - tu n’as rien à faire. Mais les points accumulés sont proportionnels à ton CA, donc mécaniquement faibles si tu restes en micro avec des revenus modestes.
Depuis la réforme de l’assiette sociale des indépendants (LFSS 2024, applicable à partir de 2026), la répartition des cotisations a été modifiée : la part CSG-CRDS diminue au profit des cotisations sociales ouvrant des droits individuels. Une amélioration réelle, mais progressive.
Étape 2 - EURL et entreprise individuelle : le régime TNS
Si tu exerces en EURL (gérant majoritaire) ou en entreprise individuelle au régime réel, tu relèves du régime des Travailleurs Non Salariés (TNS). Le mécanisme de retraite est similaire à celui de la micro-entreprise, mais avec une différence importante : on raisonne en revenus nets, pas en chiffre d’affaires.
Taux de cotisation retraite et droits en EURL
Le taux de cotisation retraite de base est d’environ 17,87 % du revenu net (dans la limite du PASS). La retraite complémentaire s’y ajoute via le RCI.
Pour valider 4 trimestres en 2026, il faut un revenu net imposable d’au moins 7 212 € par an. C’est un seuil plus accessible qu’en micro, car tu déduis tes charges réelles avant calcul.
En EURL, tu peux arbitrer entre rémunération et dividendes. Mais attention : les dividendes au-delà de 10 % du capital social sont soumis aux cotisations TNS. Ce n’est pas de l’optimisation gratuite - c’est un levier qui impacte directement tes droits retraite.
L’avantage du régime réel
La pension de retraite de base se calcule sur les 25 meilleures années de revenus nets. En EURL, si tu te verses une rémunération régulière, tu constitues un historique de revenus solide. En micro-entreprise, l’assiette de calcul est réduite par l’abattement forfaitaire - ce qui donne mécaniquement une pension plus faible à CA équivalent.
Racheter des trimestres manquants : le levier Madelin
Si tu as eu des années de faibles revenus - début d’activité difficile, congé, reconversion - tu n’as peut-être pas validé tes 4 trimestres sur ces périodes. Il existe un dispositif pour combler ces trous : le rachat de trimestres, aussi appelé rachat Madelin pour les indépendants.
Le principe est simple : tu paies une somme forfaitaire pour que ces trimestres incomplets soient comptabilisés comme validés. Tu peux racheter jusqu’à 4 trimestres par année incomplète, sur les 6 dernières années d’activité régularisées. La demande se fait via ton espace en ligne sur lassuranceretraite.fr ou en contactant ta caisse régionale.
Avant de te lancer, fais une simulation. Le rachat de trimestres est parfois rentable (si tu pars plus tôt ou si tu évites une décote importante), parfois non (si tu as déjà tes 172 trimestres et que tu attendais juste l’âge de 64 ans). L’outil de simulation en ligne te donne une réponse personnalisée en quelques minutes.
Étape 3 - SASU : la retraite du régime général
La SASU est le statut qui offre la meilleure couverture retraite parmi les structures unipersonnelles. En tant que président, tu es assimilé salarié et affilié au régime général de la Sécurité sociale.
Ce que ça change pour ta retraite
- Retraite de base : même régime que les salariés du privé. Pension calculée sur les 25 meilleures années, plafonnée au PASS.
- Retraite complémentaire : tu cotises à l’AGIRC-ARRCO, le régime des salariés. La valeur du point est de 1,4386 € en 2026. Les taux de cotisation sont de 7,87 % (tranche 1, jusqu’au PASS) et 21,59 % (tranche 2).
Pour valider 4 trimestres annuels, il suffit de se verser un salaire brut de 7 212 € par an, soit 601 € par mois.
Le revers de la médaille
Les charges sont lourdes : environ 75 à 80 % de charges patronales et salariales sur la rémunération. Pour toucher 1 000 € net, ta SASU doit décaisser environ 1 800 €. C’est le prix d’une couverture retraite alignée sur celle d’un salarié.
Beaucoup de présidents de SASU se versent un salaire minimal et privilégient les dividendes (soumis à la flat tax de 31,4 % depuis 2026). C’est une stratégie d’optimisation fiscale classique, mais elle a un coût caché : zéro rémunération = zéro cotisation = zéro droit retraite. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.
SASU vs micro : le match retraite
À revenus équivalents (disons 60 000 € de CA), la SASU te coûte plus cher en charges mais t’ouvre des droits retraite significativement supérieurs. La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO est nettement plus généreuse que le RCI des indépendants. Si la retraite est un critère important pour toi, c’est un argument de poids dans le choix du statut. Pour comparer le net en poche selon chaque statut, utilise le simulateur de revenus freelance.
Étape 4 - Portage salarial : la couverture maximale
Le portage salarial te donne exactement les mêmes droits retraite qu’un salarié classique. Tu es affilié au régime général et tu cotises à l’AGIRC-ARRCO.
Pourquoi c’est avantageux pour la retraite
- Validation automatique des trimestres (tant que la société de portage te verse un salaire)
- Cotisations retraite complémentaire AGIRC-ARRCO calculées sur ton salaire brut
- Pas de gestion à faire de ton côté - tout est sur ton bulletin de paie
Le portage salarial impose un TJM minimum d’environ 300 €/jour pour couvrir les charges. Si tu factures en dessous, le modèle n’est pas viable économiquement.
En début de carrière freelance, j’ai hésité entre portage et micro. Le portage me rassurait pour la retraite et le chômage. Mais quand j’ai fait les calculs, la différence de net en poche était tellement importante que j’ai choisi la micro. Avec le recul, je compense avec un PER - on en parle juste après.
Le coût de la tranquillité
Entre les frais de gestion (5 à 10 % du CA HT selon les sociétés) et les charges sociales salariales et patronales, le portage te laisse environ 45 à 50 % de ton CA en net. En micro-entreprise à 25,6 % de cotisations, tu conserves environ 74 % (avant impôt). L’écart est massif.
La question à te poser : est-ce que la couverture retraite supérieure du portage justifie 25 points de net en moins chaque mois ? Pour certains profils - ceux qui ont peu d’années de cotisation salarié ou qui approchent de la retraite - la réponse est oui.
Tu as été salarié avant de passer freelance : ce que ça change
Beaucoup de freelances ont une carrière mixte - plusieurs années en CDI, puis le saut vers l’indépendance. Cette situation est fréquente, et elle a un impact direct sur ta retraite.
Les droits acquis en tant que salarié restent acquis
Tes années de salariat ont alimenté le régime général et l’AGIRC-ARRCO. Ces droits ne s’évaporent pas quand tu crées ta structure. Ils sont enregistrés et seront ajoutés à ceux que tu continues d’accumuler en tant qu’indépendant.
On parle alors de polypensionné : tu percevras des pensions de plusieurs régimes différents (régime général + SSI, ou régime général + CIPAV, selon ton parcours). C’est le cas de la grande majorité des freelances qui ont eu un employeur avant de s’installer à leur compte.
Comment vérifier tes droits consolidés
Sur info-retraite.fr, ton espace personnel agrège automatiquement tous tes régimes. Trimestres acquis en salariat, points AGIRC-ARRCO, droits SSI ou CIPAV en cours - tout est là, dans un seul tableau de bord. Je te recommande d’y aller au moins une fois par an pour vérifier que rien ne manque. Les erreurs d’enregistrement existent, et plus tu les corriges tôt, moins c’est compliqué à régulariser.
Partir du salariat pour le freelancing n’efface pas ton historique de cotisation. Mais si tes années salariées ont constitué l’essentiel de tes droits, méfie-toi de la tentation de te verser un salaire minimal en SASU ou de rester en micro avec un CA faible. Tu construis peu de nouveaux droits, et tu t’appuies sur une base passée qui ne progresse plus.
Comment compenser avec l’épargne retraite privée (PER) quand on est indépendant
Quel que soit ton statut, la retraite obligatoire ne suffira probablement pas à maintenir ton niveau de vie. On estime généralement que la pension d’un indépendant représente entre 30 et 50 % de ses derniers revenus, contre 60 à 75 % pour un salarié.
Le PER individuel : l’outil de rattrapage
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) individuel, qui a remplacé le contrat Madelin depuis 2019, permet de se constituer un capital retraite avec un avantage fiscal immédiat : les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels (plafonnés à 8 PASS, soit 38 448 € de déduction max en 2026).
En micro-entreprise, la déduction s’applique sur le revenu imposable après abattement. En SASU ou EURL, elle s’applique sur la rémunération. Plus ta tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’avantage est intéressant.
Je provisionne automatiquement 30 % de chaque paiement reçu sur un compte épargne séparé. Une partie va aux cotisations URSSAF, une partie aux impôts, et depuis un an, j’alloue 200 € par mois à un PER. Ce n’est pas énorme, mais sur 25 ans, ça change tout.
Combien mettre de côté ?
Difficile de donner un chiffre universel. Une approche simple : estime ta pension obligatoire future (le simulateur info-retraite.fr te donne une estimation), calcule l’écart avec le revenu dont tu auras besoin, et divise par le nombre d’années restantes.
Si tu veux aller plus loin sur la stratégie d’épargne avant et pendant le freelancing, on en parle en détail dans l’article dédié.
Continuer à facturer après 64 ans : le cumul emploi-retraite
Partir à la retraite ne signifie pas forcément arrêter toute activité. De nombreux freelances continuent à travailler après avoir liquidé leur pension - parfois par choix, parfois pour compléter un revenu insuffisant. C’est ce qu’on appelle le cumul emploi-retraite.
Le cumul intégral : sans plafond de revenus
Si tu pars à la retraite avec le taux plein (172 trimestres ou 67 ans), tu peux cumuler intégralement ta pension et tes revenus freelance, sans aucune limite de montant. C’est la situation idéale : tu perçois ta retraite et tu continues à facturer tes missions sans plafond.
Autre avantage depuis 2023 : si tu continues à cotiser en cumul intégral, ces cotisations ouvrent droit à une deuxième pension, en plus de la première. Elle est plafonnée à 5 % du PASS (soit 2 403 € brut par an en 2026), mais elle s’ajoute à ta pension initiale.
Le cumul plafonné : si tu pars avant le taux plein
Si tu liquides ta retraite sans avoir tous tes trimestres, le cumul est plafonné. Pour un indépendant TNS (SSI), le plafond est de l’ordre de la moitié du PASS annuel. Pour les professions libérales (CIPAV), il correspond au plafond annuel de la Sécurité sociale. Dépasser ces seuils entraîne une suspension partielle de ta pension.
Beaucoup de freelances séniors que je connais ont choisi cette option : liquider à 64 ans et continuer à prendre quelques missions de conseil à temps réduit. Le revenu freelance vient compléter une pension insuffisante. C’est une transition douce que le statut indépendant rend plus accessible qu’en salariat.
Ta checklist retraite en freelance : les 5 gestes à faire maintenant
La retraite en freelance n’est pas une fatalité. C’est un sujet qu’on peut maîtriser en quelques gestes concrets :
- Vérifie ton régime : SSI, CIPAV ou régime général ? Ça détermine tout le reste.
- Contrôle tes trimestres : connecte-toi sur info-retraite.fr et vérifie que tes trimestres sont bien enregistrés. Les erreurs existent.
- Calcule ton seuil minimum : assure-toi de facturer suffisamment pour valider 4 trimestres par an. En micro BNC, c’est 10 800 € minimum.
- Ouvre un PER : même 100 € par mois, c’est un début. L’avantage fiscal rend l’effort indolore.
- Réévalue chaque année : tes revenus changent, la législation aussi. Fais le point lors de ta clôture comptable annuelle.
La pire stratégie retraite, c’est de ne pas en avoir. En freelance, tu es ton propre DRH. Personne ne va te rappeler de cotiser davantage ou d’ouvrir un PER. C’est à toi de jouer.
Questions fréquentes
Un freelance en micro-entreprise cotise-t-il pour la retraite ? +
Oui. Les cotisations URSSAF en micro-entreprise incluent une part retraite de base et retraite complémentaire (RCI). Le montant dépend de ton chiffre d'affaires. En revanche, les droits acquis sont proportionnellement plus faibles qu'en régime salarié, car l'assiette de calcul est réduite.
Combien de CA faut-il pour valider 4 trimestres en micro-entreprise ? +
En 2026, pour les prestations de services BNC (hors CIPAV), il faut au minimum 10 800 € de CA annuel. Pour les professions libérales CIPAV, le seuil monte à 10 776 €.
Vaut-il mieux une SASU ou une micro-entreprise pour la retraite ? +
La SASU offre une meilleure couverture retraite (régime général + AGIRC-ARRCO), mais les charges sont bien plus élevées (75-80 % sur la rémunération). La micro-entreprise coûte moins cher au quotidien mais génère des droits retraite plus faibles. Le bon choix dépend de ton niveau de revenus, de tes années de cotisation passées et de ta stratégie d'épargne complémentaire.
Le PER est-il intéressant pour un freelance ? +
Oui, particulièrement si tu es dans une tranche d'imposition élevée (30 % ou plus). Les versements sont déductibles du revenu imposable, ce qui réduit ton impôt immédiatement. En contrepartie, les sommes sont bloquées jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé comme l'achat de la résidence principale).
Comment simuler sa future pension de retraite en freelance ? +
Le site info-retraite.fr propose un simulateur gratuit qui agrège tous tes régimes (salarié, indépendant, fonction publique). Connecte-toi avec FranceConnect pour obtenir une estimation personnalisée. Pense à le consulter au moins une fois par an pour vérifier que tes trimestres sont correctement enregistrés.
Quelle est la différence entre la retraite d'un freelance et celle d'un travailleur indépendant ? +
Aucune. 'Freelance' et 'travailleur indépendant' désignent la même réalité sociale. Le terme 'travailleur non salarié' (TNS) est l'appellation officielle utilisée par l'URSSAF et les caisses de retraite. Quel que soit le terme, tes droits dépendent de ton statut juridique : micro-entreprise, EURL, SASU ou portage salarial.
Peut-on continuer à travailler en freelance après avoir liquidé sa retraite ? +
Oui, c'est le cumul emploi-retraite. Si tu pars avec le taux plein (172 trimestres ou 67 ans), tu peux cumuler intégralement ta pension et tes revenus freelance, sans plafond de montant. Si tu pars avant le taux plein, le cumul est autorisé mais plafonné selon ton régime. Depuis 2023, les cotisations versées en cumul intégral ouvrent même droit à une deuxième pension (plafonnée à 2 403 € brut par an en 2026).
J'ai été salarié pendant 10 ans avant de devenir freelance. Est-ce que mes droits retraite sont perdus ? +
Non. Les droits acquis en tant que salarié - trimestres au régime général et points AGIRC-ARRCO - sont définitivement enregistrés et s'ajouteront à tes droits acquis en tant qu'indépendant. On parle de polypensionné. Sur info-retraite.fr, tu peux visualiser l'ensemble de tes régimes dans un seul espace personnel.
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