Créer sa SASU en 2026 : guide étape par étape (démarches, coûts et erreurs à éviter)

Tu veux créer ta SASU pour passer à la vitesse supérieure ? Ce guide détaille chaque étape, du capital social au Kbis, avec les coûts réels en 2026 et les erreurs à éviter.

Créer sa SASU en 2026 : guide étape par étape (démarches, coûts et erreurs à éviter)

Tu as décidé de créer ta SASU, mais tu ne sais pas par où commencer ? Tu n’es pas seul. Entre les statuts à rédiger, le capital à déposer, l’annonce légale à publier et le dossier à constituer sur le guichet unique, le processus ressemble à un labyrinthe administratif.

C’est d’autant plus frustrant que la décision, elle, est prise. Tu sais que la SASU est le bon véhicule pour ton activité. Tu as peut-être déjà lu notre comparatif SASU vs EURL ou notre guide pour passer du micro au réel. Ce qui te manque, c’est la marche à suivre concrète pour aller du point A (l’idée) au point B (le Kbis en main).

On va dérouler ensemble chaque étape, avec les coûts réels en 2026, les délais constatés et les erreurs qui retardent ou bloquent l’immatriculation. À la fin de cet article, tu auras une feuille de route claire pour créer ta SASU sans mauvaise surprise.

Avant de créer : les trois décisions à prendre

Avant de toucher aux statuts ou au guichet unique, trois choix fondamentaux conditionnent la suite.

Le capital social

Le capital social d’une SASU est libre. Le minimum légal est de 1 €. En pratique, un capital de 500 à 1 000 € est recommandé pour un freelance. Pourquoi ? Parce qu’un capital de 1 € envoie un signal négatif à tes futurs clients, à ta banque et à tes partenaires. C’est le premier élément visible sur ton Kbis.

Un capital de 1 € est légal. Un capital de 500 à 1 000 € est crédible. Au-delà, tu immobilises de l’argent dont tu auras besoin pour tes premiers mois d’activité.

En SASU, tu dois libérer (c’est-à-dire verser) au moins 50 % du capital en numéraire dès la création (article L225-3 du Code de commerce). Le solde doit être libéré dans les cinq ans. Pour un capital de 1 000 €, cela signifie 500 € versés à la création et 500 € dans les cinq ans qui suivent.

Tu peux aussi intégrer du matériel au capital de ta SASU : ordinateur, véhicule, brevet. Ce sont les apports en nature. Chaque bien est évalué et ajouté au capital. Si aucun apport ne dépasse 30 000 € et que l’ensemble des apports en nature représente moins de la moitié du capital, tu n’as pas besoin de nommer un commissaire aux apports. Au-delà de ces seuils, sa désignation est obligatoire (500 à 1 500 € d’honoraires). Pour un freelance en prestation de services, l’apport en numéraire reste la voie la plus simple et rapide.

L’objet social

L’objet social décrit les activités de ta société. C’est une clause des statuts qui semble anodine mais qui peut bloquer ton immatriculation ou limiter ton développement futur.

Si l’objet social est trop vague (“conseil aux entreprises”), le greffe peut rejeter ton dossier. S’il est trop restrictif (“conseil en organisation agile pour le secteur bancaire”), tu devras modifier tes statuts le jour où tu élargis ton activité, ce qui implique des frais supplémentaires.

La bonne pratique : une description précise de ton activité principale, suivie d’une clause générale du type “et plus généralement, toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à l’objet social”. Cela te donne de la flexibilité sans tomber dans le flou.

Le siège social

Le siège social est l’adresse administrative de ta SASU. Trois options s’offrent à toi.

Ton domicile personnel. C’est gratuit et simple. Tu domicilies ta SASU chez toi, à condition que ton bail ou le règlement de copropriété ne l’interdise pas. Dans certaines communes de plus de 200 000 habitants, la domiciliation à domicile est limitée à cinq ans.

Une société de domiciliation. Pour 15 à 40 € par mois, tu obtiens une adresse professionnelle et la gestion de ton courrier. C’est l’option la plus courante pour les freelances qui travaillent de chez eux mais veulent une adresse distincte. On détaille les options dans notre guide domiciliation.

Un local professionnel ou un coworking. Si tu as déjà un bureau, tu peux y domicilier ta société. Le bail ou la convention de mise à disposition servira de justificatif.

Les cinq étapes pour créer ta SASU en 2026

Étape 1 : rédiger les statuts

Les statuts sont l’acte fondateur de ta SASU. Ils fixent les règles de fonctionnement de la société : qui décide quoi, comment le capital est réparti, comment le président est nommé et révoqué.

Les mentions obligatoires sont fixées par le Code de commerce. Tes statuts doivent contenir au minimum :

  • La forme juridique (SASU)
  • La dénomination sociale
  • L’adresse du siège social
  • L’objet social
  • La durée de la société (99 ans maximum)
  • Le montant du capital social et la description des apports
  • Les modalités de fonctionnement (pouvoirs du président, décisions de l’associé unique)
  • Les conditions de transmission des actions

Les statuts de SASU sont plus souples que ceux d’une EURL ou d’une SARL. Tu peux les personnaliser largement, à condition de respecter les mentions obligatoires imposées par le Code de commerce.

Faut-il rédiger les statuts seul ? Si tu as une activité de freelance classique (prestation de services, un seul associé, pas d’investisseur prévu), des modèles de statuts en ligne peuvent suffire. Mais la rédaction reste un exercice juridique. Une clause mal formulée sur la cession d’actions ou les pouvoirs du président peut créer des problèmes si ta situation évolue.

Trois options :

  1. Le faire seul avec un modèle en ligne (gratuit, mais risqué si tu n’es pas à l’aise avec le juridique)
  2. Passer par une plateforme juridique comme LegalPlaceAvantage partenaire-15 % avec le codeLEFREELANCEchez LegalPlace qui génère des statuts personnalisés à partir d’un questionnaire guidé (100 à 200 € HT)
  3. Faire appel à un avocat pour une rédaction sur mesure (800 à 2 000 € HT)

Pour un freelance sans cas particulier, la plateforme juridique offre le meilleur rapport qualité-prix. Tu obtiens des statuts rédigés par des juristes, adaptés à ta situation, pour un budget maîtrisé.

Étape 2 : déposer le capital social en banque

Une fois les statuts signés, tu dois déposer le capital social sur un compte bloqué ouvert au nom de la société en formation. La banque te délivre une attestation de dépôt de fonds, indispensable pour la suite.

Le processus en 2026 :

  1. Ouvre un compte pro en ligne au nom de ta société en formation
  2. Télécharge les pièces demandées (pièce d’identité, projet de statuts)
  3. Vire le montant du capital sur le compte
  4. Reçois l’attestation de dépôt par email sous 24 à 72 heures

Chez les néobanques pro comme Qonto, le dépôt de capital et l’ouverture du compte pro se font dans un seul parcours digital. Les frais de dépôt sont généralement inclus dans l’abonnement mensuel, sans surcoût.

Le capital reste bloqué jusqu’à l’immatriculation de la société. Tu ne pourras l’utiliser qu’après avoir transmis ton Kbis à la banque pour débloquer le compte.

Les banques traditionnelles acceptent aussi les dépôts de capital, mais le processus est plus lent (rendez-vous en agence, délai de plusieurs jours pour l’attestation). En 2026, la grande majorité des freelances choisissent la voie digitale. Pour comparer les offres, consulte notre guide des comptes bancaires freelance.

Étape 3 : publier l’annonce légale de création

La publication d’une annonce légale dans un journal habilité est une obligation pour toute création de société. L’annonce informe les tiers de l’existence de ta nouvelle SASU.

Coût en 2026 : le tarif est forfaitaire depuis l’arrêté du 19 novembre 2025. L’annonce légale de création d’une SASU coûte 142 € HT en France métropolitaine (170,40 € TTC). À La Réunion et à Mayotte, le tarif est de 167 € HT.

L’annonce doit être publiée dans un journal d’annonces légales (JAL) habilité dans le département du siège social. De nombreux JAL proposent la publication en ligne, avec réception de l’attestation de parution sous 24 à 48 heures.

Le tarif forfaitaire simplifie le calcul par rapport à l’ancienne tarification au caractère. Quel que soit le JAL choisi dans ton département, le prix sera identique.

Contenu de l’annonce : la dénomination sociale, la forme juridique, le capital, le siège social, l’objet social, la durée, le nom du président et le greffe d’immatriculation. Le JAL te fournira un formulaire pré-rempli à valider.

Étape 4 : déposer le dossier sur le guichet unique INPI

Depuis le 1er janvier 2025, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le guichet unique des formalités des entreprises, géré par l’INPI.

Les documents à préparer :

  • Les statuts datés, paraphés et signés
  • L’attestation de dépôt de capital
  • L’attestation de parution de l’annonce légale
  • La pièce d’identité du président (CNI ou passeport en cours de validité)
  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation du président
  • Un justificatif de siège social (bail, attestation de domiciliation, ou facture récente d’énergie si domiciliation à domicile)
  • La déclaration des bénéficiaires effectifs

Le dépôt se fait intégralement en ligne. Un formulaire guidé te demande les informations sur ta société et te permet de télécharger les pièces justificatives. Vérifie chaque champ avant de valider : une erreur ou un document manquant entraîne un rejet du dossier et plusieurs jours de retard.

Frais d’immatriculation 2026 :

PosteMontant
Immatriculation au RCS33,83 € TTC
Déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE)19,33 € TTC

Étape 5 : recevoir ton Kbis et ton numéro SIREN

Une fois le dossier validé par le greffe du tribunal de commerce, tu reçois ton extrait Kbis, la “carte d’identité” de ta société. Il contient ta dénomination sociale, ton numéro SIREN, ton code APE et l’adresse de ton siège.

Délais réels en 2026 : le greffe traite les demandes en 3 à 5 jours ouvrés en moyenne. En période de forte affluence (janvier, rentrée de septembre), le délai peut s’étendre à 10-15 jours.

Tu recevras un numéro SIREN provisoire dès la validation du dossier, souvent sous 48 heures. Ce numéro te permet de commencer certaines démarches (ouverture de compte pro définitif, déclaration URSSAF) avant même de recevoir le Kbis définitif.

Une fois le Kbis en main, transmets-le immédiatement à ta banque pour débloquer le capital social. Tant que la banque n’a pas reçu le Kbis, le compte reste verrouillé.

Où consulter ton Kbis : sur MonIdenum (gratuit, une fois par an) ou sur Infogreffe (~3 € par extrait).

Combien coûte la création d’une SASU en 2026 ?

Voici le budget à prévoir selon l’option choisie.

Les frais incompressibles

Quelle que soit la méthode, tu paieras ces frais administratifs :

PosteMontant (2026)
Annonce légale de création142 € HT (170,40 € TTC)
Immatriculation au RCS33,83 € TTC
Déclaration des bénéficiaires effectifs19,33 € TTC
Total frais administratifs~195 € HT (~225 € TTC)

Le coût total selon l’option choisie

OptionRédaction des statutsFrais administratifsTotal estimé
Seul (DIY)0 € (modèle gratuit)~225 € TTC~250 €
Plateforme juridique100 à 200 € HT~225 € TTC~400 à 500 €
Avocat ou expert-comptable800 à 2 000 € HT~225 € TTC~1 500 à 2 500 €

Pour un freelance en prestation de services, la plateforme juridique est souvent le meilleur compromis. Tu obtiens des statuts sécurisés sans le budget d’un avocat.

Le capital social n’est pas un “coût” au sens strict : c’est de l’argent que tu verses dans ta propre société. Tu le retrouves sur le compte pro une fois le Kbis délivré.

Les aides pour financer ta création

Si tu crées ta SASU après une fin de contrat (rupture conventionnelle, licenciement, fin de CDD), tu as probablement des droits aux allocations chômage. Deux dispositifs te permettent de les mobiliser pour sécuriser ton lancement.

Le maintien de l’ARE

Tu peux continuer à percevoir tes allocations chômage tout en étant présidente de ta SASU, à condition de ne pas te verser de rémunération (ou une rémunération limitée). France Travail calcule chaque mois un complément en fonction de tes revenus déclarés. C’est le filet de sécurité idéal pour te lancer sans pression financière immédiate. Depuis avril 2025, le cumul est plafonné à 60 % de l’ancien salaire brut. On détaille les règles dans notre guide cumul ARE et freelance.

L’ARCE : toucher 60 % de ses droits en capital

L’alternative au maintien mensuel, c’est l’ARCE. France Travail te verse 60 % du reliquat de tes droits ARE en deux fois : la moitié à la création, l’autre moitié six mois plus tard. C’est un apport de trésorerie massif pour couvrir les premiers mois (matériel, comptable, prospection). Le choix est irréversible : une fois l’ARCE demandée, tu ne peux plus revenir au maintien mensuel. Notre guide ARCE freelance t’aide à trancher.

ARE mensuel ou ARCE en capital : fais ce calcul avant de créer ta SASU. La décision se prend au moment de la création et ne peut plus être modifiée ensuite.

Les erreurs qui bloquent (ou retardent) ton immatriculation

Plusieurs erreurs reviennent systématiquement dans les dossiers de création de SASU. Les connaître te fera gagner du temps.

Un objet social mal calibré

Trop vague, et le greffe rejette le dossier. Trop restrictif, et tu devras modifier tes statuts (environ 500 €) le jour où tu élargis ton activité. L’objet social doit décrire précisément ce que tu fais, avec une clause d’extension.

Des incohérences entre les documents

Le capital mentionné dans les statuts ne correspond pas au montant déposé en banque. La dénomination sociale diffère entre l’annonce légale et les statuts. L’adresse du siège comporte une coquille. Chaque incohérence provoque un rejet du dossier et un aller-retour avec le greffe.

Des documents non conformes

Pièce d’identité expirée, justificatif de domicile de plus de trois mois, statuts non paraphés sur chaque page. Le greffe est pointilleux sur ces éléments. Vérifie chaque document avant de le télécharger.

Un capital social de 1 €

Ce n’est pas une erreur juridique. C’est une erreur stratégique. Un capital de 1 € peut compliquer l’ouverture d’un compte pro (certaines banques refusent), réduire ta crédibilité auprès de clients grands comptes, et limiter ta capacité à couvrir les premiers frais de la société.

Ne pas anticiper les délais

Publier l’annonce légale et déposer le dossier le même jour, c’est possible. Mais si tu attends l’attestation de dépôt de capital (24-72 h), puis l’attestation de parution (24-48 h), puis la validation du greffe (3-15 jours), le processus complet prend facilement 2 à 4 semaines. Anticipe chaque étape pour ne pas retarder le lancement de ton activité.

La première cause de retard dans la création d’une SASU n’est pas la complexité des démarches. C’est l’accumulation de petites erreurs sur les documents.

Que faire juste après la création ?

Le Kbis est en main. Ta SASU existe officiellement. Mais le travail administratif ne s’arrête pas là.

Débloquer ton compte pro et démarrer ta comptabilité

Transmets le Kbis à ta banque pour débloquer le capital. Dès ce moment, tu peux commencer à facturer. En SASU, tu es soumis à une comptabilité complète (bilan, compte de résultat, liasse fiscale). L’accompagnement d’un expert-comptable est quasi incontournable, sauf si tu as des compétences comptables solides.

Choisir ton régime de TVA

Par défaut, ta SASU est assujettie à la TVA. Si ton chiffre d’affaires prévisionnel est inférieur à 37 500 € (seuil 2026 pour les prestations de services), tu peux opter pour la franchise en base de TVA. Tout est expliqué dans notre guide TVA freelance.

Choisir ton régime fiscal : IS ou IR

Par défaut, ta SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Mais tu peux opter pour l’impôt sur le revenu (IR) pendant tes cinq premiers exercices, à condition que ta société ait moins de 50 salariés et un CA inférieur à 10 millions d’euros.

L’intérêt de l’IR les premières années ? Si ta SASU est déficitaire au démarrage (investissements, peu de CA), le déficit s’impute directement sur ton revenu global et réduit ton impôt personnel. À l’IS, le déficit reste dans la société et ne te bénéficie pas immédiatement.

En revanche, dès que ta SASU dégage des bénéfices réguliers, l’IS redevient plus avantageux grâce au taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice (puis 25 % au-delà). Discute-en avec ton expert-comptable dès la création : l’option IR se coche à l’immatriculation sur le guichet unique.

Te déclarer auprès de l’URSSAF

En tant que président assimilé salarié de ta SASU, tu relèves du régime général de la Sécurité sociale. Si tu ne te verses pas de salaire dans les premiers mois, tu n’as pas de cotisations sociales à payer. Elles démarrent dès le premier bulletin de paie.

Penser à l’ACRE

Si tu crées ta SASU et que tu remplis les conditions d’éligibilité (demandeur d’emploi, bénéficiaire de minima sociaux, etc.), tu peux bénéficier de l’ACRE, qui réduit tes cotisations sociales la première année. L’exonération s’applique sur le salaire du président.

Préparer ta stratégie de rémunération

En SASU, tu disposes de deux leviers : le salaire et les dividendes. L’arbitrage entre les deux a un impact direct sur tes charges, ta retraite et ta fiscalité. On détaille tout dans notre guide salaire vs dividendes en SASU.

Ne te verse pas de dividendes la première année par réflexe d’optimisation. Assure-toi d’abord d’avoir un salaire suffisant pour valider tes trimestres de retraite et bénéficier d’une protection sociale correcte.

Checklist de création : ta feuille de route

Voici les étapes dans l’ordre, avec les délais indicatifs :

  1. Définir capital, objet social et siège (1-2 jours de réflexion)
  2. Rédiger et signer les statuts (1 jour si plateforme juridique, 1-2 semaines si avocat)
  3. Déposer le capital en banque (24-72 h pour l’attestation)
  4. Publier l’annonce légale (24-48 h pour l’attestation de parution)
  5. Constituer et déposer le dossier sur le guichet unique (1-2 h de travail)
  6. Recevoir le Kbis (3-15 jours ouvrés)
  7. Débloquer le compte pro et lancer l’activité

Délai total réaliste : 2 à 4 semaines entre la signature des statuts et la réception du Kbis. Si tu anticipes chaque étape, tu peux comprimer ce délai à une dizaine de jours.

FAQ

Questions fréquentes

Peut-on créer une SASU gratuitement ? +

Non. Les frais administratifs (annonce légale, immatriculation, déclaration des bénéficiaires effectifs) sont incompressibles et s'élèvent à environ 225 € TTC en 2026. Le capital social s'y ajoute, même s'il est récupérable après déblocage du compte. En revanche, tu peux rédiger les statuts toi-même pour éviter les frais de rédaction.

Combien de temps faut-il pour créer une SASU en 2026 ? +

En comptant la rédaction des statuts, le dépôt de capital, la publication de l'annonce légale et le traitement du dossier par le greffe, le délai total est de 2 à 4 semaines. Si tu prépares tous les documents en amont et passes par une plateforme en ligne, tu peux réduire ce délai à une dizaine de jours.

Faut-il un expert-comptable pour créer une SASU ? +

Pas pour la création elle-même. Tu peux rédiger les statuts et déposer le dossier sans expert-comptable. En revanche, une fois la SASU créée, l'accompagnement d'un expert-comptable est quasi indispensable pour la tenue de la comptabilité, les déclarations fiscales et l'optimisation de ta rémunération (arbitrage salaire/dividendes).

Quel capital social choisir pour une SASU de freelance ? +

Le minimum légal est de 1 €, mais un capital de 500 à 1 000 € est recommandé. Ce montant couvre les premiers frais de la société (logiciels, assurance, comptabilité) et donne de la crédibilité auprès des clients et des banques. Au-delà de 1 000 €, tu immobilises de l'argent sans bénéfice proportionnel pour une activité de services.

Peut-on créer une SASU tout en étant salarié ? +

Oui, sous réserve de respecter ton obligation de loyauté envers ton employeur (pas de concurrence directe) et de vérifier ton contrat de travail (clause d'exclusivité, clause de non-concurrence). En SASU, tu n'es pas obligé de te verser un salaire immédiatement, ce qui permet de tester ton activité sans quitter ton poste.

Que se passe-t-il si je veux m'associer plus tard ? +

La SASU se transforme automatiquement en SAS dès qu'un nouvel associé entre au capital. Les statuts doivent être mis à jour pour intégrer les règles de fonctionnement à plusieurs associés (assemblées générales, répartition des voix), mais il n'y a pas de changement de forme juridique ni de nouvelle immatriculation. C'est l'un des avantages de la SAS/SASU par rapport à l'EURL/SARL : la transition est fluide.

Ma SASU est-elle obligatoirement soumise à l'impôt sur les sociétés ? +

Non. Par défaut, la SASU est soumise à l'IS, mais tu peux opter pour l'impôt sur le revenu (IR) pendant les cinq premiers exercices. Cette option est intéressante si ta société est déficitaire au démarrage, car le déficit s'impute sur ton revenu personnel. L'option se coche lors de l'immatriculation sur le guichet unique.

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