Tu y penses depuis des mois. Peut-être des années. Tu ouvres LinkedIn le matin, tu vois des freelances afficher leur liberté, leurs missions, leur TJM. Et toi, tu retournes à ton open space avec cette boule au ventre. Tu sais que tu veux autre chose. Mais quitter son CDI pour devenir freelance, ça fait peur.
Je suis passé par là. En 2012, j’étais développeur en CDI depuis presque 6 ans dans une grande entreprise de télécom. Un salaire correct, des collègues sympas, une mutuelle et des RTT. Sur le papier, tout allait bien. Dans ma tête, je tournais en rond. J’avais l’impression de construire le projet de quelqu’un d’autre, cinq jours sur sept.
Si tu lis ces lignes, c’est que tu es probablement au même point. Alors voici mon histoire - sans filtre - et surtout les conseils concrets que j’aurais aimé avoir avant de sauter le pas.
Pourquoi j’ai décidé de quitter mon CDI
Le déclic n’est pas venu d’un coup. C’est rarement le cas. Chez moi, ça a été une accumulation de frustrations et d’envies.
D’abord, le salaire. J’avais mal négocié mon salaire à l’entrée, et les augmentations annuelles ne rattrapaient jamais le retard. Autour de moi, des collègues freelances ou des amis indépendants me montraient les chiffres. La différence était flagrante.
Ensuite, l’envie de diversifier mes expériences. Après 6 ans dans la même équipe, je connaissais les projets par cœur. Je voulais toucher d’autres technologies, d’autres secteurs, d’autres façons de travailler. Et surtout, développer une expertise reconnue au-delà des murs d’une seule entreprise.
Ce qui m’a convaincu, ce sont les freelances de mon entourage. Ils choisissaient leurs missions, gagnaient mieux, et n’avaient pas l’air de regretter. Ça m’a montré que c’était possible - pas juste un fantasme de reconversion.
Le timing était idéal. J’avais contracté un crédit immobilier l’année précédente. Le truc le plus dur à obtenir quand tu es freelance - un prêt bancaire - était déjà réglé. Je savais que si je ne me lançais pas maintenant, je ne le ferais jamais.
Mais entre “j’ai envie” et “je le fais”, il y a un gouffre. Ce gouffre, c’est la peur. Peur de perdre la stabilité. Peur de ne pas trouver de clients. Peur de se planter avec un crédit sur le dos. Ces peurs sont normales. Elles ne disparaissent jamais totalement. On apprend juste à avancer avec.
Les 3 scénarios pour quitter ton CDI (et celui que j’ai choisi)
Avant de foncer tête baissée, il faut comprendre tes options. Elles n’ont pas du tout les mêmes conséquences financières.
La rupture conventionnelle
C’est le scénario idéal pour la plupart des futurs freelances. Tu négocies un départ amiable avec ton employeur. En échange, tu touches une indemnité (minimum 1/4 de mois de salaire brut par année d’ancienneté) et tu ouvres tes droits au chômage (source : service-public.gouv.fr).
La rupture conventionnelle, c’est le filet de sécurité parfait. Tu pars avec une indemnité ET l’ARE pendant que tu construis ton activité.
Le processus prend environ un mois : signature de la convention, 15 jours de rétractation, puis 15 jours ouvrables d’homologation par la DREETS. Pour tout savoir sur le cumul ARE et activité freelance, on a détaillé toutes les règles dans un article dédié.
La démission-reconversion
Si ton employeur refuse la rupture conventionnelle, tu as une autre carte. Depuis 2019, le dispositif démission-reconversion te permet de toucher l’ARE après une démission, à condition de :
- Justifier de 1 300 jours travaillés au cours des 60 derniers mois (soit environ 5 ans, mais pas nécessairement en continu ni chez le même employeur)
- Consulter un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP) avant de démissionner
- Faire valider ton projet de création d’entreprise par la Commission Paritaire (CPIR/Transitions Pro)
- T’inscrire à France Travail dans les 6 mois suivant l’attestation
C’est plus lourd administrativement, mais ça ouvre les mêmes droits qu’un licenciement. Si tu as l’ancienneté requise, ça vaut le coup de monter le dossier.
La démission simple
La démission sèche, sans filet. Pas de chômage (sauf après 4 mois de recherche infructueuse, sous conditions). Pas d’indemnité de départ.
C’est ce que j’ai fait. En 2012, la rupture conventionnelle était encore mal connue et difficile à obtenir. J’ai tenté de la négocier, mais on m’a plutôt proposé de garder mon CDI et de prendre un congé en attendant. Je ne voulais pas de demi-mesure. J’ai préféré démissionner proprement, sans retour arrière possible.
L’ironie ? Quelques semaines après ma démission, un plan de départ volontaire a été annoncé dans l’entreprise. J’ai essayé d’en faire partie, mais les RH ont refusé. Pas d’indemnité, pas de chômage. Aujourd’hui, je ne regrette rien. C’était la bonne décision.
Si tu hésites entre rupture conventionnelle et démission, choisis toujours la rupture conventionnelle. Moi je n’ai pas eu ce luxe en 2012, mais toi en 2026 tu l’as - profites-en.
Le préavis : combien de temps tu restes après ta décision ?
Quelle que soit la façon dont tu quittes ton CDI, une question concrète se pose immédiatement : combien de temps dois-tu rester ?
La loi ne fixe pas de durée légale pour le préavis de démission. C’est ta convention collective - ou ton contrat de travail - qui détermine la durée. En pratique, c’est souvent 1 à 3 mois selon ton statut et ton ancienneté. Les cadres ont généralement 3 mois, les non-cadres 1 à 2 mois. Vérifie ton contrat ou renseigne-toi auprès des RH.
Une bonne nouvelle : tu peux négocier une dispense de préavis. Si ton employeur accepte, tu pars plus tôt sans pénalité. Dans le cas d’une rupture conventionnelle, la date de départ est libre - elle se négocie avec l’employeur dès la première réunion.
Ce délai de préavis n’est pas du temps perdu. C’est la période idéale pour finaliser ta déclaration de micro-entreprise, constituer tes premiers contacts commerciaux, et boucler les formalités administratives. J’ai trouvé ma première mission pendant mon préavis. C’est parfaitement possible.
Une alternative souvent ignorée : le congé pour création d’entreprise
Beaucoup de futurs freelances ne connaissent pas cette option. Et c’est dommage, parce qu’elle peut changer radicalement le rapport au risque lors du passage en indépendant.
Le congé pour création d’entreprise te permet de suspendre ton CDI pendant un an, renouvelable une fois (soit jusqu’à 2 ans au total). Tu restes salarié sur le papier - ton contrat est simplement suspendu. Tu peux te consacrer à 100 % à ton activité freelance, et si ça ne fonctionne pas, tu retrouves ton poste.
Pour en bénéficier, il faut :
- 24 mois d’ancienneté dans l’entreprise (ou dans le groupe)
- Faire ta demande par écrit à l’employeur, au moins 2 mois avant la date souhaitée
- L’accord n’est pas automatique : l’employeur peut refuser ou reporter d’un an si la demande ne l’arrange pas
Ce congé n’est pas rémunéré. Tu n’as pas de salaire pendant cette période - d’où l’importance de l’épargne de sécurité. En revanche, tu cotises toujours à la retraite si tu travailles, et tu peux cumuler ce congé avec les revenus de ta micro-entreprise.
Le congé pour création d’entreprise, c’est le filet de sécurité ultime : tu testes le freelancing pour de vrai, à temps plein, sans brûler tes ponts. Si ça marche - et ça a toutes les chances de marcher si tu t’y consacres vraiment - tu donnes ta démission à la fin. Sinon, tu reprends ton poste.
Moi, en 2012, on me l’avait proposé sous une autre forme (garder mon CDI et prendre un congé sans solde). J’ai refusé parce que je voulais un engagement total. Avec le recul, c’était peut-être trop radical. Si l’option t’est proposée aujourd’hui, prends le temps d’y réfléchir sérieusement avant de la rejeter.
L’option que je te recommande : cumuler CDI et micro-entreprise
Ce que je n’ai pas fait - et que je te conseille fortement - c’est de tester avant de quitter. Tu peux légalement cumuler un CDI et une micro-entreprise. C’est le meilleur moyen de valider ton marché sans risque.
Les règles à respecter :
- Pas de clause d’exclusivité dans ton contrat de travail (vérifie-le)
- Devoir de loyauté : ton activité freelance ne doit pas concurrencer ton employeur
- Ne pas utiliser les moyens de l’employeur : pas de missions freelance sur ton temps de travail ou avec le matériel de la boîte
J’ai vu des freelances lancer leur micro en parallèle, décrocher 2-3 missions le soir et le week-end, et quitter leur CDI six mois plus tard avec un carnet de commandes déjà rempli. C’est la voie la plus sûre.
La question n’est pas “est-ce que je peux cumuler CDI et micro ?”. C’est légal. La question, c’est “est-ce que je suis prêt à bosser dur pendant quelques mois pour sécuriser ma transition ?”.
Un point pratique à ne pas négliger : le choix du statut juridique. La micro-entreprise est le moyen le plus rapide de démarrer - déclaration en ligne gratuite, pas de comptabilité lourde, idéal pour tester. Mais si tu prévois un chiffre d’affaires élevé dès le départ (plus de 50 à 70 k€/an) ou si tu veux déduire des frais, la SASU peut être plus avantageuse. Il vaut mieux trancher cette question avant de quitter ton CDI plutôt qu’en plein lancement.
Pour savoir quel statut choisir entre micro-entreprise et SASU, j’ai détaillé les avantages de chacun dans notre comparatif micro-entreprise ou SASU. Et si tu veux une solution intermédiaire qui te permet de facturer sans créer de structure, regarde du côté du portage salarial.
Combien j’ai mis de côté avant de sauter
C’est LA question qui bloque tout le monde. Et la réponse dépend de ton scénario de départ.
Si tu obtiens une rupture conventionnelle avec ARE : 3 à 6 mois de charges fixes suffisent. Le chômage te couvre pendant que tu développes ton activité.
Si tu démissionnes sans filet : vise 9 à 12 mois de charges fixes. Tu auras besoin de ce matelas pour absorber les mois creux du début.
Comment calculer ? Additionne tes charges mensuelles incompressibles : loyer, crédits, alimentation, assurances, transports, abonnements. Pour des charges fixes de 2 500 € par mois, ça donne entre 7 500 € et 30 000 € selon ta situation. Tu peux aussi utiliser notre simulateur de revenus freelance pour estimer ce que tu gagneras net une fois lancé.
J’avais mis 6 mois de côté. J’ai aussi pu clôturer mon épargne salariale pour compléter. Au final, j’ai trouvé ma première mission avant même la fin de mon préavis - mais sans cette épargne, je n’aurais jamais eu le cran de démissionner.
On a écrit un article complet sur combien mettre de côté avant de se lancer en freelance - je te recommande de le lire avant de prendre ta décision.
L’ACRE : ton allié des premiers mois
L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) réduit tes cotisations sociales la première année. Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE n’est plus accessible à tous : elle est réservée aux créateurs en situation de fragilité - demandeurs d’emploi indemnisés (ARE), inscrits à France Travail depuis 6 mois ou plus, bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, jeunes de 18 à 25 ans, etc. Bonne nouvelle : si tu obtiens une rupture conventionnelle avec ARE, tu remplis la condition. En revanche, si tu démissionnes sans aucun filet, tu n’y auras probablement pas droit. Pour vérifier ton éligibilité et calculer ton avantage exact, utilise notre simulateur ACRE.
En 2026, deux cas de figure pour ceux qui sont éligibles :
- Début d’activité avant le 1er juillet 2026 : 50 % d’exonération (tu paies environ 12,8 % du CA au lieu de 25,6 % pour des prestations de services BNC)
- Début d’activité à partir du 1er juillet 2026 : seulement 25 % d’exonération (environ 19,2 % du CA)
La différence est significative. Si tu peux, démarre ton activité avant juillet 2026 pour profiter du taux plein. La demande se fait auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité - ce n’est plus automatique.
Petit conseil : lance ton activité en début de trimestre (janvier, avril, juillet, octobre) pour maximiser les 4 trimestres d’exonération. J’ai rédigé un guide complet sur l’ACRE freelance en 2026 avec toutes les conditions d’éligibilité et les démarches à suivre.
Les premiers mois en freelance : ce que j’aurais aimé savoir
Je ne vais pas te mentir. Les trois premiers mois ont été les plus durs de ma vie professionnelle. Pas parce que je manquais de compétences. Mais parce que personne ne m’avait préparé à la solitude du lancement.
Erreur n°1 : j’ai sous-estimé la prospection. Je pensais que mes compétences suffiraient. Que le bouche-à-oreille ferait le reste. Ça n’a pas marché comme ça. Il m’a fallu démarcher activement, envoyer des messages sur LinkedIn, relancer, essuyer des refus. Si tu veux éviter cette phase douloureuse, prépare ta stratégie pour trouver des clients avant même de quitter ton poste.
Erreur n°2 : j’ai facturé trop bas. Mon premier TJM était de 480 €. Ça peut sembler correct, sauf que la mission était aux Pays-Bas. Je passais la semaine là-bas et je ne rentrais que le week-end. Entre les frais de déplacement, l’hébergement et le temps perdu dans les transports, il ne restait pas grand-chose. C’est une erreur classique que font la majorité des freelances débutants : ne pas intégrer tous les coûts dans le tarif. Apprendre à fixer ses tarifs correctement, c’est la compétence la plus rentable que tu puisses développer. Pour calculer ton TJM cible selon ton revenu net souhaité, le simulateur TJM te donne un chiffre précis en deux minutes.
Erreur n°3 : j’ai négligé l’administratif. Devis, factures, déclarations Urssaf, comptabilité… En CDI, tout ça est invisible. En freelance, c’est ton quotidien. Mets en place tes outils de facturation dès le jour 1 et comprends comment fonctionnent tes cotisations Urssaf.
Ce qui m’a sauvé, ce n’est pas le talent. C’est la régularité. Prospecter chaque semaine, même quand j’avais une mission. Ne jamais arrêter de chercher le client suivant.
Mon plan d’action en 6 étapes pour quitter ton CDI et devenir freelance
Voici la méthode que je recommande après 14 ans de freelance et des dizaines de reconversions accompagnées.
Étape 1 - Valide ton idée (mois 1-2). Identifie ta cible, ton offre, ton positionnement. Parle à 10 prospects potentiels. Si personne ne montre d’intérêt, ajuste avant de quitter quoi que ce soit.
Étape 2 - Crée ta micro-entreprise en parallèle (mois 2-3). La déclaration est gratuite et se fait en ligne sur le guichet unique. Tu reçois ton SIRET en 1 à 4 semaines. Commence à facturer tes premières missions le soir et le week-end.
Étape 3 - Constitue ton épargne de sécurité (mois 1-6). Objectif minimum : 6 mois de charges fixes. Coupe les dépenses superflues, mets de côté agressivement.
Étape 4 - Négocie ta rupture conventionnelle (mois 4-6). Prépare tes arguments. Propose une date de départ qui arrange les deux parties. Si ton employeur refuse, lance la procédure de démission-reconversion via le CEP.
Étape 5 - Prépare ta machine commerciale (mois 3-6). Optimise ton profil LinkedIn. Rédige 3-5 scripts de prospection. Contacte ton réseau. L’objectif : avoir au moins une mission signée avant ton dernier jour en CDI.
Étape 6 - Saute (jour J). Inscris-toi à France Travail. Demande l’ACRE. Et lance-toi à 100 %. Pour un guide complet de toutes les démarches, on a tout détaillé étape par étape.
Le meilleur moment pour quitter ton CDI, c’est quand tu as un plan. Pas quand tu es “prêt” - tu ne le seras jamais totalement.
Ce que le freelancing m’a apporté (et ce qu’il m’a coûté)
Quatorze ans plus tard, je ne reviendrais en CDI pour rien au monde. J’ai choisi mes projets, mes clients, mes horaires, mon rythme. J’ai gagné plus qu’en tant que salarié - significativement plus. J’ai voyagé, pris des pauses quand j’en avais besoin, dit non aux missions qui ne me plaisaient pas.
Mais soyons honnêtes. Le freelancing m’a aussi coûté des nuits blanches à me demander si j’allais trouver ma prochaine mission. Des mois à zéro euro de chiffre d’affaires. Et cette solitude de bosser seul, sans collègues pour déjeuner, qui te rattrape quand tu ne t’y attends pas.
Le freelancing n’est pas une solution miracle. C’est un choix de vie qui demande du courage, de la discipline et une bonne dose de tolérance à l’incertitude.
Si tu es prêt à accepter ça, alors fonce. La liberté de l’autre côté en vaut largement la peine.
Pour quitter ton CDI et te lancer en freelance, voici ton plan d’action :
- Valider ton offre auprès de 10 prospects
- Créer ta micro-entreprise en parallèle du CDI
- Épargner 6 mois de charges fixes minimum
- Négocier une rupture conventionnelle (ou monter un dossier démission-reconversion)
- Décrocher ta première mission avant de partir
- Vérifier ton éligibilité à l’ACRE et faire la demande dans les 60 jours suivant le début d’activité (si tu touches l’ARE, tu es éligible)
Questions fréquentes
Peut-on toucher le chômage en démissionnant pour devenir freelance ? +
Oui, grâce au dispositif démission-reconversion. Il faut justifier de 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois (chez un ou plusieurs employeurs, pas forcément en continu), consulter un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP) et faire valider son projet par la Commission Paritaire (CPIR). Une fois ces étapes remplies, tu touches l'ARE classique comme après un licenciement.
Peut-on cumuler un CDI et une micro-entreprise ? +
Oui, c'est parfaitement légal. Les seules restrictions : pas de clause d'exclusivité dans ton contrat, respect du devoir de loyauté (pas de concurrence avec ton employeur) et interdiction d'utiliser les moyens de l'entreprise pour ton activité freelance.
Combien faut-il épargner avant de quitter son CDI pour le freelancing ? +
Avec une rupture conventionnelle (et donc le chômage), 3 à 6 mois de charges fixes suffisent. Sans filet de sécurité, vise plutôt 9 à 12 mois. Calcule tes charges mensuelles incompressibles (loyer, crédits, alimentation, assurances) et multiplie.
Faut-il démissionner ou négocier une rupture conventionnelle ? +
La rupture conventionnelle est presque toujours le meilleur choix. Elle te donne une indemnité de départ (1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté minimum) et ouvre tes droits au chômage. La démission simple ne donne droit à rien, sauf dans le cadre du dispositif démission-reconversion.
Combien de temps faut-il pour créer une micro-entreprise ? +
La déclaration est gratuite et se fait en ligne sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). Tu reçois ton numéro SIRET en 1 à 4 semaines. Tu peux commencer à facturer dès réception.
Qu'est-ce que le congé pour création d'entreprise et comment en bénéficier ? +
Le congé pour création d'entreprise te permet de suspendre ton CDI jusqu'à 2 ans (1 an renouvelable une fois) pour te consacrer à ton activité freelance. Ton contrat est suspendu - pas rompu - et tu peux reprendre ton poste si tu le souhaites. Conditions : 24 mois d'ancienneté dans l'entreprise et demande écrite à l'employeur au moins 2 mois à l'avance. Ce congé n'est pas rémunéré. L'employeur peut refuser ou reporter la demande d'un an.
Poursuis ta lecture
Compte bancaire freelance : obligations légales et comparatif (2026)
12 mai 2026 · 12 min
ARCE freelance : toucher son chômage en capital (guide 2026)
11 mai 2026 · 13 min
SASU ou EURL en freelance : le comparatif complet pour choisir (2026)
2 mai 2026 · 16 min